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    Plaisir d'ouvrir son courrier sur le pas de la porte : Ah ! voilà deux belles invitations de mon amie peintre Michèle Guieu pour son exposition à San Diego. Au fait,  ce soir elle reçoit chez elle l'écrivain/journaliste Guillaume Chérel qui marche sur les pas de Kerouac tout l'été (à suivre dans Libération, Libé-blog et l'Humanité Dimanche).
                                 Sur l'avenue je croise :
- La bombe russe moulée dans son micro-tee shirt  estampillé LOLO, les tétons à l'équerre pointant sous chaque O. Ca donne des L à mes yeux !
- Le jeune noir pressé mais souriant, au tee shirt beaucoup trop grand.
- Le vieux qui parle à son teckel, la main enveloppée dans un sac plastique, prête à dégainer pour collecter l'étron suivant.
- la très jeune mère qui saoule son nouveau né de gouzis-gouzis.
- Le nettoyeur de tags et sa lance-karsher géante qu'il tient comme un lance-flamme dans les rizières (y avait quoi à la télé hier soir ?)
- L'odeur du Kebab qui courtise celle du MacDo jusque sur le trottoir d'en face.
- Un black balaise en costard noir et borsalino rayé qui mate le magasin de costards où l'on annonce que pour 1€ de plus la paire de chaussure est offerte... si vous prenez la veste, le gilet, le pantalon et la ceinture...
- Devant l'entrée du ciné, deux types qui comparent Brazzaville (la capitale du Congo) et Ouagadougou (la capitale du Burkina Faso). Ils tombent d'accord, la première est sale et misérable car l'argent est détourné, quand la deuxième est belle et en expansion...
- Le héros alcoolique et vulgaire,
Hanckok, qui voudrait être un homme bien.
- L'homme qui baille sur le banc du square, ses semelles aussi.
- Deux heures d'attente avec 5O personnes à l'antenne du commissariat. Je viens chercher mon permis international et eux leurs cartes grises ou d'identité. Nous sommes face à un bataillon d'antillaises revêches. Drôle de boulot qui finit par vous faire parler comme une vieille institutrice aigrie et humiliante. Des enfants pleurent dans la salle et des vieux ne comprennent pas ce qu'on leur demande. Au bout de deux heures on me dit " je vous ai bien précisé que c'était le bon guichet pour le permis international mais vous ne m'avez pas demandé si vous aviez les bons papiers, alors revenez demain !"...
- Les platanes emmèlent leurs chevelures chlorophylliennes au dessus du mail qui recouvre l'ancienne petite ceinture. Tunnel frais. Quatre pies, samouraïs de plumes aux rires d'égoïne, sautillent d'antennes en cheminées.
Je marche.
Tag(s) : #instants de vie

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