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Cet été les femmes sont affolantes. Regardons-les ensemble :
Sa petite robe rouge à pois blancs qui volette sur sa délicate poitrine japonaise résumée à deux groseilles.
Son délicat sillage parfumé aux agrumes et les aiguilles oranges de ses talons.
Les pages du coup d'état militaire en Égypte qu'elle glisse sous son aisselle épilée et la bretelle noire de son soutien-gorge qui opte pour la révolution permanente.
Sa peau si brune et son bustier de soie saumon que sa poitrine indienne fait écumer.
Sa courte jupe à fleurs bleues qui dévoile le fruit des fendues à chaque coup de pédale.
Dingue ! Un rémouleur dans la rue de l'université ! Il aiguise de grands couteaux de cuisine. Le rémouleur rémoule. Elle c'est sa robe jaune à pinces qui lui moule la raie. Ses grands ciseaux qui tricotent le trottoir, m'aiguisent les sens.
Pourquoi sont-elles si nombreuses à passer la courroie de leur sac entre leurs seins? non à cette injustice ! Il n'est pas bon de les séparer ainsi : ils ne peuvent plus sarabander, ni tétonner gaiement : laissez-les vivre !
Au 13, rue de l'Université il y a Science Po. Ah! La science de la peau des femmes ! Je me sens l'étoffe d'un directeur de recherche.
Au 23, il y a la magnifique entrée de l'Hôtel de Livry qui abrite Tai Ping, le grand fabriquant de tapis de haute laine réalisés au pistolet et rasés à la main. J'admire les bronzes de Gérard Garouste, Ils sont comme des mollets de femme : envie de promener mes mains partout.
Son fuseau ultra-moulant est une tuerie. Mon désir prend cher. Je suis autant épris par les cuisses qui se touchent que par celles qui jamais ne se frottent, autant ébahi par les pétards explosifs que par les sillons qui dévore la toile de l'entrejambe à chaque pas.
Ah! Ces discussions de lanières de body, de bretelles de soutien gorge, et de bandoulières de sac. Rien qu'à regarder leurs doigts cacher celle-ci avec celle-là, je bandoulière, aujourd'hui et demain.
Ses formes rondes, ses aisselles fleuries d'auréoles, sa sueur si forte, si âcre, qui pourtant me chavirent.
Le balancier de son corps qui fait danser les immeubles Haussmanniens, embrase les garçons de café, soulève le goudron et brûle mes rétines.
Je suis la branche de lunettes de soleil plantée entre les deux coupoles fabuleuses de sa Mosquée rose.

Cet été les cours de la pêche et du melon m'impressionnent. Aucune crise de la rondeur, pas de krach du bonnet, pas de dévaluation de la miche, la fesse et le sein se portent bien et la sensualité féminine caracole.

Merci mesdames pour ce que vous nous offrez. Ma plume vous effleure, mon regard vous dévore et mes mains vous épousent. Je suis désolé de ce que nous avons à vous offrir en retour, les parures estivales (comme hivernales) des hommes sont sans joie et d'une absence de séduction affligeante.

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