Politique

Mardi 3 novembre 2009
La métamorphose de ANP454 a traîné... trop respectueux de Miles Davis sans doute...  elle est  dans l'étau sur l'établi, y a plus qu'à.
La UNE sommitale de ANP455 m'ayant carrément "glissé dessus", d'un commun accord avec l'ami Eric Meyer, j'ai sauté sur la pub de 4ème de couv, j'ai renversé la bière cul de bouteille par dessus tête, bousculé les interdictions et les abus pour en faire une image qui connote et qui dépote : "Troublion balançant son pavé dans la mare du palais de Tokyo".

Par Ivan Sigg
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Mardi 29 septembre 2009
Derrière son beau sourire, il n'y a ni Bouddha, ni Gandhi, ni Martin Luther King, ni Mandela, mais un homme de pouvoir comme les autres soutenu par des lobbyistes. Vous avez dit Obamania ???

- Obama vient de demander le renouvellement du patriot act, décret fascisant qui a pu être imposé grâce au 11 septembre.
- Obama refuse l'ouverture d'une enquête scientifique sur ce monstrueux attentat plus que douteux (des milliers d'ingénieurs, architectes, accousticiens et pilotes la demandent).
- Obama enlise les USA en Irak (champ de vente et de test de l'industrie US d'armement. Gaz et pétrole en filigrane ? Israel en double filigrane ? )
- Obama enlise les USA en Afghanistan (champ de vente et de test de l'industrie US d'armement. Gaz et pétrole en filigrane ?).
- Obama parle à la place du président de l'ONU et annonce les prochains objectifs militaires des USA : l'Iran et la Corée.
- Obama est entouré de membres des administrations Bush et Clinton qui préparent déjà sa future réélection.
- Obama n'enverra pas en justice les responsables de l'administration Bush qui ont décidé la torture à Guantanamo.
- Obama organise des tractations avec les grands laboratoires  pour mettre en place un régime de santé qui sera contrôlé par l'industrie pharmaceutique et non par l'état.
- Obama distribue des sommes incalculables aux banques américaines et ne s'attaque ni aux paradis fiscaux, ni aux organismes de compensation ces banques des banques qui blanchissent l'argent sale.
- Obama, pour augmenter ses échanges commerciaux avec la Chine, décide de ne pas rencontrer le Dalaï Lama.

Commentaire de Campos :
Ben qu'est ce qu'il t'a fait Obama. Et en France on aurait mieux? Les magouilles, les pressions, les arrangements entre amis sont-ils si différents? Moi je dis qu'il faut balayer devant sa porte avant d'aller donner des conseils aux voisins.
Ma réponse :
Cher monsieur Campos, merci d'être venu visiter mon blog et merci pour vos conseils avisés en diplomatie.  C'est amusant j'ai un ami qui porte le même nom que vous, mais il ne pointe pas comme vous au Quai d'Orsay : Il est peintre et je vous recommande son travail
www.alain-campos.com
La réponse de Campos :
Cher Mr. Sigg, en réponse à votre commentaire avisé, je vous signale que cet homme possède un don rare, celui de l'ubiquité. Il ne travaille pas plus que vous en diplomatie et encore moins en politique, pour avoir compris très tôt l'inutile (ou la vanité) de ce domaine. Merci pour la recommandation, je vous préfère dans ce registre.
Pour en finir, si on devait parler uniquement de ce que l'on connait parfaitement, il y aurait sur terre un silence plus que pesant, et comme le dirait un bon ami à moi, c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut se taire...  Une néanmoins cordiale bise.


Un peu de sourire avec la métamorphose de A Nous Paris n°450. Merci à la collection CÉLINE de m'inspirer cette coquinerie "Amour, la nuis nous appartient"

Par Ivan Sigg
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Dimanche 20 septembre 2009
Ne rien changer au Kapitalizm, mais introduire un indiz de bien-être ou de bonheur ! La belle affaire ! Fallait être au moins priz Nobel d'économiz pour inventer ça ! Sarkozyz s'en gargariz !
Voilà un rapport pipeau ! Pourquoi ? Mais parce qu'à aucun moment la question n'est posée par notre gentil gourou médiatique de savoir pourquoi l'humain désire accumuler, posséder, consommer, produire toujours plus, soumettre et détruire !
S'affronter au processus psychique (ancré dans notre cerveau depuis des millénaires) qui amène l'humain à accumuler toujours plus, à vivre dans l'ambition, la compétition et la peur, ce serait la vraie révolution.
La réforme n'est jamais qu'une modification/prolongation de l'existant. Rien de neuf ne peut surgir avec le blabla gentillet de Stiglitz, l'humain peut continuer à se détruire et la planète avec.

                                                            
extrait de la double page détournée de Libé n°8817

 Frédéric Delalot :
Vrai, il leur faut inventer quelque chose de rassurant... L'ancien système digérait alors ses dernières rations de milliards de dollars, ayant ingurgité davantage encore de monnaies fiduciaires qui n'étaient plus fondées que sur le surendettement. Il torpillait même la capacité des états à pouvoir rembourser les intérêts de leurs propres dettes et ce système en était arrivé à un moment de vérité historique où il fallait, où il aurait fallu faire montre d'un désir collectif de restructuration.

Annik : Bonjour Ivan, je partage entièrement ton analyse… En effet, pour l'instant, personne n'est en mesure de mettre des freins à l'avidité, incommensurable chez certains, et toujours stimulée par le désir de posséder des biens dont il n'y a aucune nécessité… J'avais calculé un jour qu'en possédant ne serait-ce qu'un seul milliard (quel milliardaire n'en possède qu'un?), à partir du moment où on perçoit d'une manière ou d'une autre des intérêts sur cette somme, il devient impossible de la dépenser (les intérêts proposés aux milliardaires ne sont pas ceux qu'on nous propose…).
     Pour moi, et ça fait bien longtemps que je le pense, la crise n'est pas la crise, mais la crampe des doigts crispés sur le porte-monnaie pour ne surtout pas redistribuer, ni faire marcher la "vraie" économie, celle de proximité (pas rentable).
     Nous avons fait des bonds technologiques phénoménaux, mais nous n'avons pas avancé d'une once dans le domaine psychologique, émotionnel, affectif: le fossé entre nos moyens matériels et émotionnels est de plus en plus béant. Pas très brillant…
     Il y a bien une piste: Wörgl, ou l'argent fondant… Radical contre l'avidité!
   Ceci dit, à choisir entre deux maux, je préfère quelqu'un qui parlerait de BNB (bonheur national brut, comme au Bhoutan) plutôt que de PIB… Pour autant que les individus aient cette capacité au bonheur!
 Désolée de ce long commentaire :-/, mais il ne fallait pas me lancer sur ce terrain-là ;-)
En résumé, d'accord avec toi: du passé faisons table rase, et promouvons l'humain respectueux de lui-même, de son environnement, et de son prochain… Bon voyage…

TT (Team80?): L’enjeu était a priori de mesurer les à-côtés des soi-disant “richesses” produites, c’est-à-dire tout ce que ne voit pas la vision économique classique. Les instruments de mesure ne sont jamais neutres et il aurait été plus que légitime de vouloir sortir des représentations économicistes. Mais pouvait-on demander cela à une commission quasi exclusivement composée d'économistes ? La question va être de savoir sur quelles bases vont être construits de nouveaux indicateurs et quels types de quantification vont être privilégiés :
http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/09/16/mesurer-le-%c2%ab-developpement-durable-%c2%bb/


Par Ivan Sigg
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Jeudi 10 septembre 2009
Nouvelle formule de Libé. Dommage le saucissaunnage de la Une. Pour le 11 septembre je lui redonne une unité en espérant qu'Obama aura le cran de réouvrir un jour une vraie enquête scientifique sur les attentats du World Trade Center et du Pentagone...
Au fait, pourquoi Van Jones, avocat brillant,
conseiller de Barack Obama en matière de problématiques environnementales, a rendu sa démission dimanche ? Est-ce parce qu'en 2004 il avait signé une pétition en faveur de l'ouverture d'une enquête visant à déterminer si des hauts fonctionnaires de l'administration Bush avaient permis aux attentats du 11 septembre 2001 de se produire... ?

Par Ivan Sigg
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Dimanche 3 mai 2009
Enfin une revue scientifique ose publier les recherches de huit scientifiques qui prouvent la présence d'explosifs dits "nano-thermites" (dégageant une chaleur de 2500°) dans le World-trade Center ! Vous pouvez sur ce lien voir l'un des chercheurs invité du journal de 20h au Danemark (interview sous-titré en français et transcrit) :
http://www.reopen911.info/News/2009/04/23/ce-que-la-science-nous-apprend-sur-l%E2%80%99effondrement-des-tours-du-wtc/
Par Ivan Sigg
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Vendredi 13 février 2009
Notre société (nos rapports) permet-elle de voir et comprendre la réalité, ou faut-il s’affranchir de la société pour découvrir la réalité ? Si la société aide l’homme à rencontrer la réalité, alors chaque réforme entreprise au sein de la société est d’une importance vitale, mais si elle est un obstacle à cette découverte, l’individu ne doit-il pas rompre avec la société, et se mettre à la recherche de ce qu’est la vérité ? Seul un tel individu est véritablement libre et non celui qui aborde la vie en fonction d’une frontière, d’une culture, d’une religion, d’une théorie ou d’une idéologie. 

La plupart d’entre nous ne s’intéressent qu’aux réformes. Nous constatons la pauvreté, l’accroissement des profits, et une multitude de formes de désintégration, de division et de conflit : que faire, face à tout cela ? Faut-il commencer par rejoindre les rangs d’un groupe, d’un mouvement, ou se mettre au service d’une idéologie ?
Que doit donc faire l’individu attentif, qui voit la nécessité d’une révolution psychologique immédiate et qui désire la mettre en œuvre ? Va-t-il œuvrer pour la mise en place de réformes dans le cadre de la société ? Celle-ci étant une prison, va-t-il se contenter de réformer la prison et de faire en sorte d’embellir la vie carcérale ? L’homme qui se sent profondément concerné, vraiment libre - c'est-à-dire affranchi de toute autorité intérieure et extérieure - est le seul véritablement révolutionnaire.
En quoi va donc consister l’action d’un tel homme ? Que doit-il faire ? travailler au sein de la société actuelle, ou rompre avec elle ? Une telle rupture ne signifie pas pour autant qu’il doive vivre en ermite, ou s’isoler en se berçant de suggestion qui l’hypnotisent. Il ne peut cependant pas agir en réformateur, car s’il se prête à de simples réformes, l’énergie, la pensée, la créativité sont alors dépensées en pure perte.
Que doit donc faire celui qui veut découvrir la réalité ? S’il se refuse à décorer les murs de la prison/société, et s’il voit parallèlement combien il est essentiel de mettre en œuvre une mutation radicale au sein de la relation qui lie les humains entre eux (relation de désir et de domination qui a engendré cette société terriblement inégalitaire) alors que va-t-il faire ?
Il n’est pas question d’une réforme du moi, mais au contraire d’une cessation totale du moi, de l’ego qui EST la société. Seul l’esprit qui s’affranchit du mouvement de la pensée — c’est-à-dire de l’influence qu’exerce la société et la culture (notre conditionnement) — seul cet esprit-la est capable de vivre dans le surgissement du présent, en contact avec la réalité (qui est l’inconnu).
Impossible dites-vous ? Vous pensez dur comme fer que nous ne pouvons pas vivre sans conflit ? Est-ce un fait ? une conclusion ? une vérité ? une idée enracinée ?
Voyons cela ensemble…


                                                Ivan discutant avec le philosophe Jiddu krishnamurti (1895-1986)

Par Ivan Sigg
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Dimanche 8 février 2009
L'homme est responsable.
Vous et moi sommes responsables du contexte social dans lequel nous vivons. Je suis responsable, et non les politiciens, qui sont tels que je les ai faits, malhonnêtes, vaniteux, avides de pouvoir et de prestige. Ils sont à l'image de ce que nous sommes dans la vie quotidienne. Je suis responsable de la société. Les structures psychologiques de la société sont bien plus importantes que les formes d'organisation qui la caratérisent (partis, mouvements, catégories sociales, classes sociales, entreprises...). Les structures psychologiques de la société ont pour base l'avidité, l'envie, le désir d'acquérir, la compétition, l'ambition, la peur, et cette soif de sécurité dont l'être humain a besoin dans toutes ses relations, qu'il s'agisse de ses biens, de ses liens avec les autres ou de son rapport aux idées. Telles sont les vraies structures de la société (= nos rapports) que vous et moi avons créé. Peur, avidité, envie, ambition, compétition, ne sont que gaspillage d'énergie car tout cela implique toujours le conflit (intérieur et extérieur), un conflit perpétuel.
                            Ivan discutant avec Jiddu krishnamurti (philosophe indien 1895-1986)

Belle discussion samedi matin avec le peintre Eric Meyer. Les questions étaient :
Comment faire pour être totalement attentif au présent ?
Peut-on l'être en permanence ?
Ne faut-il pas une énergie énorme pour y arriver ?


Par Ivan Sigg
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Samedi 31 janvier 2009
« L’hypothèse communiste est une tentative pour réinvestir le présent d’un autre biais que celui de sa nécessité » AB
Comme dit mon ami Alexis « je connais tous les mots de cette phrase, mais là, je ne vois pas ce qu’il veut dire ».
« L’hypothèse communiste » est une illusion de l’esprit qui, à partir du savoir engrangé dans sa mémoire depuis la Commune, imagine une société d’avenir régit par des échanges économiques et des valeurs morales qu’il croit valable pour tous? Comment être en contact avec le présent si l’on part de conclusions connues et de vérités dictées ?
Et puis comment parler de réinvestir le présent  par un biais quelconque? Le présent est une nouveauté permanente, il n'est ni cause ni effet, il EST le mouvement de la vie. La pensée invente le penseur qui juge et compare pour se tenir à distance de ce mouvement qui la terrifie. La pensée (tout son processus conscient et inconscient) est une réaction de la mémoire (le passé, ex : l'expérience politique) incapable d’entrer en contact avec l’inconnu (ce qui est neuf, la beauté complexe de la vie, nos rapports ici et maintenant). Au lieu d’être ouverte à tous les possibles, notre pensée contrôle, cadre, maîtrise pour le compte de notre vieux cerveau apeuré. Le communisme, comme l’humilité ou le bonheur ne peuvent être théorisés ou énoncés car alors ils n’en sont plus.
Un esprit qui jamais n’affirme qu’il sait, est toujours neuf, vivant et créatif. Celui qui porte le drapeau d’une idéologie, « l’hypothèse communiste » ou tout autre hypothèse politique, est vieux, mort et non créatif. La vérité et la liberté sont là où je suis, dans ce que je fais en ce moment. Aucune idéologie ou hypothèse ne peut me permettre de prendre conscience de ce que je suis (« connais-toi toi même ») seul l’attention totale à ce qui est me change et change le monde.
La pensée n’est jamais libre et jamais neuve, aussi elle ne libère pas, bien au contraire elle divise. De même les hypothèses, les idées, les croyances et les théories.
Par Ivan Sigg
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Vendredi 30 janvier 2009
3ème partie de ma réflexion sur l'interview de Badiou dans Libé
« Quelles doivent être les limites de l’état ? Pour le moment, nous ne disposons pas sur ce point d’une doctrine éclairée". AB

Chaque humain est le résultat de toute l’évolution, je suis donc le monde et le monde est moi. Si je change, le monde change. De même, l’état c’est moi. Alors pour comprendre l’état il me suffit de comprendre mes rapports de couple, mon rapport à mes enfants, mes relations à mes parents, à mes voisins et à mes collègues de travail. « Les limites de l'état" (proche) sont vite trouvées. Pour qu’il fonctionne, il faut qu’il y ait une attention de chacun à tous sans mesure ni comparaison (donc sans compétition). Un partage des tâches en fonction des capacités de chacun. L’utilisation du tirage au sort pour déterminer le roulement des tâches techniques. Une vraie liberté psychologique de chacun (sans effort, sans soumission ni contrôle). Aucun jugement et aucune peur. Aucune autorité donc mais un respect des règles de vie collective. J’accepte que tu décides si je peux décider à mon tour. Un apprentissage ludique permanent par l’expérience.
A partir de ce constat lucide, chaque citoyen comprend que c’est son droit et son devoir d’être un représentant de l’état. C’est la fin des carrières politiques et des politiciens. Le tirage au sort et la parité placent chacune et chacun devant sa conscience.
« Une doctrine éclairée » est encore une production de la pensée qui est de l’ordre du connu. Eclairée ou pas (la pensée peut-elle éclairer la pensée ?), une doctrine est un ensemble de conclusions  (de vérités figées)  qui dirige l’action. Comment le connu peut-il entrer en contact avec l’inconnu ? Comment  la pensée (limitée à son propre contenu qui est le passé) peut elle comprendre le présent (qui est renouvellement infini) ?
Comprendre ce qu’est l’état c’est abolir toute doctrine sur l’état et ETRE soi-même l’état, dans sa globalité.

Par Ivan Sigg
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Vendredi 30 janvier 2009
Suite de ma réflexion autour des déclarations du Philosophe Alain Badiou

« Le problème d’une discipline politique qui ne soit pas calquée sur le militaire est un problème ouvert, expérimental » AB


    La discipline (politique) est une répétition de gestes (imitation) et l'application d’un fonctionnement élaboré par la pensée d’un groupe dirigeant en vue d’atteindre un but. La discipline s’élabore et rayonne  à partir d’un centre qui est un corpus d’idées fait de traditions, d'opinions, de conclusions et de vélléités. « La discipline politique » est inévitablement calquée sur le militaire car c’est l’application par une majorité,  d’idées élaborées par une minorité qui croit savoir. La discipline politique induit  l'effort, la soumission et le contrôle. Qui dit effort dit résistance et, qui dit contrôle, dit conformisme, comparaison, refoulement. La discipline est l’arme du terrible « la fin justifie les moyens ». Avec la discipline je commets des horreurs mais j’ai moins peur car je suis toujours dans le connu (le passé), jamais dans l’inconnu (le présent, le neuf). Mon, cerveau est satisfait par la discipline car elle me sécurise dans le champ du connu en cadrant étroitement le débordement et la nouveauté. Mais le centre et le but de ma pensée, qui justifient TOUTE discipline politique, sont des écrans entre moi et ce qui est, et produisent inévitablement résistances, divisions et conflits.
    L’attention lucide au monde, n’a ni centre ni but, elle est illimitée car elle n’est pas une réaction de notre conditionnement. L'attention lucide n'a pas d'attente, elle ne désire pas changer les hommes par la volonté et ce faisant, elle change le monde. En Par l'attention totale, je m'affranchis de la pensée (de mon conditionnement); c’est donc la liberté décrétée maintenant. Car la liberté n’est pas une fin (un but) mais un moyen. De cette perception intelligente, née une discipline d'une toute autre nature,  un ordre sans motif et sans méthode. Une liberté créatrice, affranchie de toute autorité, qui invente son ordre propre à chaque instant. C’est de la conscience de ce que je suis dans mon rapport aux autres que nait un ordre intérieur qui rayonne et change le monde. La révolution psychologique incontournable consiste à VOIR aujourd'hui que c'est dans cette attention sans motif et sans volonté que réside l'énergie et l'action.
Nouvelle cocréation postale entre Eric Meyer et moi-même. J'ai bien peur que mon blog n'aille plus vite que la poste du XVIIIème arrdt de Paris...
Par Ivan Sigg
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