Dimanche 20 septembre 2009
Ne rien changer au Kapitalizm, mais introduire un indiz de bien-être ou de bonheur ! La belle affaire ! Fallait
être au moins priz Nobel d'économiz pour inventer ça ! Sarkozyz s'en gargariz !
Voilà un rapport pipeau ! Pourquoi ? Mais parce qu'à aucun moment la question n'est posée par notre gentil
gourou médiatique de savoir pourquoi l'humain désire accumuler, posséder, consommer, produire toujours plus, soumettre et détruire !
S'affronter au processus psychique (ancré dans notre cerveau depuis des millénaires) qui amène l'humain à accumuler toujours plus, à vivre dans l'ambition, la compétition et la peur, ce serait la
vraie révolution.
La réforme n'est jamais qu'une modification/prolongation de l'existant. Rien de neuf ne peut surgir avec le blabla gentillet de Stiglitz, l'humain peut continuer à se détruire et la planète
avec.
extrait de la double
page détournée de Libé n°8817
Frédéric Delalot : Vrai, il leur faut inventer quelque chose de rassurant... L'ancien système digérait alors
ses dernières rations de milliards de dollars, ayant ingurgité davantage encore de monnaies fiduciaires qui n'étaient plus fondées que sur le surendettement. Il torpillait même la capacité des
états à pouvoir rembourser les intérêts de leurs propres dettes et ce système en était arrivé à un moment de vérité historique où il fallait, où il aurait fallu faire montre d'un désir collectif de
restructuration.
Annik : Bonjour Ivan, je partage entièrement ton analyse… En effet,
pour l'instant, personne n'est en mesure de mettre des freins à l'avidité, incommensurable chez certains, et toujours stimulée par le désir de posséder des biens dont il n'y a aucune nécessité… J'avais calculé un jour qu'en possédant ne serait-ce
qu'un seul milliard (quel milliardaire n'en possède qu'un?), à partir du moment où on perçoit d'une manière ou d'une autre des intérêts sur cette somme, il devient impossible de la dépenser (les intérêts proposés aux milliardaires ne sont pas ceux qu'on nous propose…).
Pour moi, et ça fait bien longtemps que je le pense, la crise n'est pas la crise, mais la crampe des doigts crispés
sur le porte-monnaie pour ne surtout pas redistribuer, ni faire marcher la "vraie" économie, celle de proximité (pas
rentable).
Nous avons fait des bonds technologiques phénoménaux, mais nous n'avons pas avancé d'une once dans le domaine
psychologique, émotionnel, affectif: le fossé entre nos moyens matériels et émotionnels est de plus en plus béant. Pas très
brillant…
Il y a bien une piste: Wörgl, ou l'argent fondant… Radical contre l'avidité!
Ceci dit, à choisir entre deux maux, je préfère quelqu'un qui parlerait de BNB (bonheur national brut, comme au Bhoutan) plutôt
que de PIB… Pour autant que les individus aient cette capacité au bonheur!
Désolée de ce long commentaire :-/, mais il ne fallait pas me lancer sur ce terrain-là ;-)
En résumé, d'accord avec toi: du passé faisons table rase, et promouvons l'humain respectueux de lui-même, de son environnement, et de son
prochain… Bon voyage…
TT (Team80?): L’enjeu était a priori de mesurer les à-côtés des soi-disant “richesses” produites, c’est-à-dire tout ce que
ne voit pas la vision économique classique. Les instruments de mesure ne sont jamais neutres et il aurait été plus que légitime de vouloir sortir des représentations économicistes. Mais pouvait-on
demander cela à une commission quasi exclusivement composée d'économistes ? La question va être de savoir sur quelles bases vont être construits de nouveaux indicateurs et quels types de
quantification vont être privilégiés :
http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/09/16/mesurer-le-%c2%ab-developpement-durable-%c2%bb/
Par Ivan Sigg
Nouvelle formule de Libé. Dommage le saucissaunnage de la Une. Pour le 11 septembre je lui redonne une unité en
espérant qu'Obama aura le cran de réouvrir un jour une vraie enquête scientifique sur les attentats du World Trade Center et du Pentagone...
Au fait, pourquoi Van Jones, avocat brillant, conseiller de Barack Obama en matière de
problématiques environnementales, a rendu sa démission dimanche ? Est-ce parce qu'en 2004 il
avait signé une pétition en faveur de l'ouverture d'une enquête visant à déterminer si des hauts fonctionnaires de l'administration Bush avaient permis aux attentats du 11 septembre 2001 de se
produire... ?
Par Ivan Sigg
Notre société (nos rapports) permet-elle de voir et comprendre la réalité, ou faut-il
s’affranchir de la société pour découvrir la réalité ? Si la société aide l’homme à rencontrer la réalité, alors chaque réforme entreprise au sein de la société est d’une importance vitale, mais
si elle est un obstacle à cette découverte, l’individu ne doit-il pas rompre avec la société, et se mettre à la recherche de ce qu’est la vérité ? Seul un tel individu est véritablement libre et
non celui qui aborde la vie en fonction d’une frontière, d’une culture, d’une religion, d’une théorie ou d’une idéologie.
La plupart d’entre nous ne s’intéressent qu’aux réformes. Nous constatons la pauvreté,
l’accroissement des profits, et une multitude de formes de désintégration, de division et de conflit : que faire, face à tout cela ? Faut-il commencer par rejoindre les rangs d’un groupe, d’un
mouvement, ou se mettre au service d’une idéologie ?
Que doit donc faire l’individu attentif, qui voit la nécessité d’une révolution psychologique immédiate et qui
désire la mettre en œuvre ? Va-t-il œuvrer pour la mise en place de réformes dans le cadre de la société ? Celle-ci étant une prison, va-t-il se contenter de réformer la prison et de faire en
sorte d’embellir la vie carcérale ? L’homme qui se sent profondément concerné, vraiment libre - c'est-à-dire affranchi de toute autorité intérieure et extérieure - est le seul véritablement
révolutionnaire.
En quoi va donc consister l’action d’un tel homme ? Que doit-il faire ? travailler au sein de la société
actuelle, ou rompre avec elle ? Une telle rupture ne signifie pas pour autant qu’il doive vivre en ermite, ou s’isoler en se berçant de suggestion qui l’hypnotisent. Il ne peut cependant
pas agir en réformateur, car s’il se prête à de simples réformes, l’énergie, la pensée, la créativité sont alors dépensées en pure perte.
Que doit donc faire celui qui veut découvrir la réalité ? S’il se refuse à décorer les murs de la
prison/société, et s’il voit parallèlement combien il est essentiel de mettre en œuvre une mutation radicale au sein de la relation qui lie les humains entre eux (relation de désir et de
domination qui a engendré cette société terriblement inégalitaire) alors que va-t-il faire ?
Il n’est pas question d’une réforme du moi, mais au contraire d’une cessation totale du moi, de l’ego qui EST
la société. Seul l’esprit qui s’affranchit du mouvement de la pensée — c’est-à-dire de l’influence qu’exerce la société et la culture (notre conditionnement) — seul cet esprit-la est capable de
vivre dans le surgissement du présent, en contact avec la réalité (qui est l’inconnu).
Impossible dites-vous ? Vous pensez dur comme fer que nous ne pouvons pas
vivre sans conflit ? Est-ce un fait ? une conclusion ? une vérité ? une idée enracinée ?
Voyons cela ensemble…
Ivan discutant avec le philosophe Jiddu krishnamurti (1895-1986)
Par Ivan Sigg
L'homme est responsable.
Vous et moi sommes responsables du contexte social dans lequel nous vivons. Je suis responsable, et non les
politiciens, qui sont tels que je les ai faits, malhonnêtes, vaniteux, avides de pouvoir et de prestige. Ils sont à l'image de ce que nous sommes dans la vie quotidienne. Je suis responsable de
la société. Les structures psychologiques de la société sont bien plus importantes que les formes d'organisation qui la
caratérisent (partis, mouvements, catégories sociales, classes sociales, entreprises...). Les structures psychologiques de la société ont pour base l'avidité, l'envie, le désir d'acquérir, la compétition, l'ambition, la peur, et cette soif de sécurité dont l'être humain
a besoin dans toutes ses relations, qu'il s'agisse de ses biens, de ses liens avec les autres ou de son rapport aux idées. Telles sont les vraies structures de la société (= nos rapports) que
vous et moi avons créé. Peur, avidité, envie, ambition, compétition, ne sont que gaspillage d'énergie car tout cela implique toujours le conflit (intérieur et extérieur), un conflit
perpétuel.
Ivan discutant avec Jiddu
krishnamurti (philosophe indien 1895-1986)
Belle discussion samedi matin avec le peintre Eric Meyer. Les questions étaient :
Comment faire pour être totalement attentif au présent ?
Peut-on l'être en permanence ?
Ne faut-il pas une énergie énorme pour y arriver ?
Par Ivan Sigg
3ème partie de ma réflexion sur l'interview de Badiou dans Libé
« Quelles doivent être les limites de l’état ? Pour le moment, nous ne disposons pas sur ce point d’une doctrine éclairée". AB
Chaque humain est le résultat de toute l’évolution, je suis donc le monde et le monde est moi. Si je change, le monde change.
De même, l’état c’est moi. Alors pour comprendre l’état il me suffit de comprendre mes rapports de couple, mon rapport à mes enfants, mes relations à mes parents, à mes voisins et à mes collègues
de travail. « Les limites de l'état" (proche) sont vite trouvées. Pour qu’il fonctionne, il faut qu’il y ait une attention de chacun à tous sans mesure ni comparaison (donc sans compétition). Un
partage des tâches en fonction des capacités de chacun. L’utilisation du tirage au sort pour déterminer le roulement des tâches techniques. Une vraie liberté psychologique de chacun (sans effort,
sans soumission ni contrôle). Aucun jugement et aucune peur. Aucune autorité donc mais un respect des règles de vie collective. J’accepte que tu décides si je peux décider à mon tour. Un
apprentissage ludique permanent par l’expérience.
A partir de ce constat lucide, chaque citoyen comprend que c’est son droit et son devoir d’être un représentant
de l’état. C’est la fin des carrières politiques et des politiciens. Le tirage au sort et la parité placent chacune et chacun devant sa conscience.
« Une doctrine éclairée » est encore une production de la pensée qui est de l’ordre du connu. Eclairée ou pas (la pensée peut-elle
éclairer la pensée ?), une doctrine est un ensemble de conclusions (de vérités figées) qui dirige l’action. Comment le connu peut-il entrer en contact avec l’inconnu ? Comment
la pensée (limitée à son propre contenu qui est le passé) peut elle comprendre le présent (qui est renouvellement infini) ?
Comprendre ce qu’est l’état c’est abolir toute doctrine sur l’état et ETRE soi-même l’état, dans sa
globalité.
Par Ivan Sigg
Derniers Commentaires