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Mercredi 2 décembre, comme chaque année, j'intervenais au CPPA le CENTRE PROFESSIONNEL ET DE PÉDAGOGIE APPLIQUÉE du Val de Marne, auprès d'auxiliaires et d'éducatrices de crèche, dans le cadre du stage Création/Créativité.
C'est un sujet à la fois passionnant et très difficile à aborder. Je l'ai traité à travers de nombreux exercices d'écoute, d'attention, de déchirure, de froissage, de découpage, d'écriture, de transcription graphique, de pliage (origami), de peinture sur journal... Nous avons constaté :
- qu'il était beaucoup plus simple d'exprimer le bruit que le silence.
- que plusieurs disciplines avaient pointé leur nez comme la philo, les maths, la physique, la neurologie, la psychanalyse...
- que le silence était lié à l'espace, au vide, au temps et au souffle.

Extrait de mon intervention :

BRUIT/SILENCE est une fausse opposition, une fausse dualité. Je propose d' observer l’instant dans sa totalité et sanouveauté et de découvrir le silence entre deux pensées.
Le bruit est fini (pas celui de la merni celui du vent), il est soiuvent le produit de la confusion humaine. Le silence, comme la réalité et la vérité, est infini.

Mon vieux cerveau reptilien assure ma sauvegarde. Il réagit aux contrastes (chaud/froid, grand/petit, dur/mou, nuit/jour…) Il mesure, compare et juge.
Mon vieux cerveau limbique est le centre des processus de pulsions et d’émotions, sa fonction est le stockage des souvenirs et l’adaptation. Ces deux cerveaux me font réagir aux stimulis du réel et adopter une attitude de résistance, de méfiance, de rejet, d’identification ou d’acceptation qui est une dépense d’énergie non créative :
    Aussi, le plus souvent, j’analyse le SILENCE comme : une absence de vie, une solitude insupportable, une situation anormale, un danger potentiel, un vide, un manque, le terrain de la peur...
    De même, le plus souvent, j’analyse le BRUIT comme : une agression, un trop plein, une fatigue, un étouffement, un parasitage, une pollution, une torture...

Si par contre je me déconnecte de mon vieux cerveau... si je m’affranchis de mon conditionnement, c’est à dire de toutes mesures, comparaison, jugement, de toute émotion, rejet ou identification… Si pour ce faire, j’entre en perception, en état d’attention intense grâce à mon nouveau cerveau (le néocortex) :
    Alors il n’y a plus de distance entre moi et le SILENCE, il n’y a plus d’image entre moi et le silence, il n’y a plus d’observateur qui observe le silence, je suis l’expérience du silence, je suis le silence qui est : vide prêt à accueillir, espace infini des possibles, paix, sérénité, lâcher prise, indivision, intégrité...
    Alors je suis l’expérience du BRUIT, je suis le bruit qui est : un élément de la complexité, un aspect du présent, le ratamcatam poétique et apaisant du train (La prose du Transibérien « Blaise Cendrars » ), un son (une musique ?) qui me permet de comprendre la confusion humaine.
Tag(s) : #Pédagogie

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