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J'ai vu le film "penser la vitesse" de Stéphane Paoli avec Paul Virilio.
Voilà ce que l'on y entend :  accident planétaire, explosion des technologies, algorithmes, analyse automatique, cafards qui gèrent la complexité,  finance instantanée, banques qui sont comparées à l’enfant qui grandit, nous sommes gouvernés par la technologie, globalitarisme, sentiment de claustrophobie globale, temps est diable et vitesse est dieu, on n’a plus où aller, dégâts du progrès, université du désastre, le 11 septembre a changé la face du monde, déflagration de la perception, le XXème siècle est obsolète…
  Quel tête à queue de constats vrais, de vérités assénées, de commentaires catastrophisants et de brèves de comptoir, le tout sur une accumulation d’images catastrophiques et voyeuses où se mêlent ouragan, 11 septembre, petite fille qui meurt en direct... La bande son et le montage sont très intéressants mais ils viennent renforcer le propos catastrophiste.
Est-ce que ce film nous permet un instant de comprendre ce que sont le temps physique et la vitesse ? le temps psychologique ? l’image du temps et l'idée de la vitesse que fabrique la pensée dans notre cerveau ?
    Pourquoi en revenir à la pensée ? Parce que c'est l'ensemble du processus de la pensée qui produit la confusion humaine.
- Parce que la pensée est mécanique. Elle mesure, compare et juge. Si c'est nécessaire pour construire un pont, une école ou une fusée, cela produit la peur quand il s’agit d’entrer en contact avec l’autre, avec sa différence et avec l’infini du présent.
- Parce que la pensée est limitée à son propre contenu (le savoir qu’elle accumule sous forme d’expérience). Elle est donc du domaine du connu qui est fini. Comment peut-elle alors entrer en contact avec le présent qui est par essence toujours neuf, inconnu et infini ?
- Parce que la pensée est toujours vieille . Elle est une réaction de la mémoire aux stimulis du réel. C’est en cela qu’elle fabrique le conflit en nous et hors de nous. Le temps psychologique c’est l’intervalle entre ce qui est (le présent qui est neuf d’instant en instant) et la réponse de la mémoire (notre moi, notre conditionnement). Cette division c’est celle qu’il y a entre l’ETRE et le DEVENIR. Entre ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai de main. Entre le réel et l’idéal (ou l’espoir). Entre le réel et le futur mortifère que projettent doctement Virilio et Bilal.

    A quel moment dans ce film parle-t-on de l’ETRE ? Du présent ? De la vie ? du mouvement de la vie ? De l’infinie richesse des êtres vivants et de la terre ?  A quel moment parle-t-on des sens ? de la perception ? De l’attention aux autres ? de partage ? de la parole et de la pensée entre deux êtres qui s'aiment ? du temps de l'arbre ? du temps de l'écriture poétique ? Pourquoi ce choix de focaliser sur l'obscur ?
    Ce film est un film de propagande idéologique qui ne se présente bien sûr pas comme tel. On n’y suffoque sous la technologie, la finance, l'électronique, les flux d’information et sous les images, en focalisant sur certains aspects qui étonnemment, ont tous un lien direct avec le pouvoir de l'information, l'accumulation des biens et le profit...

Petite lumière : un scientifique sensé et posé nous rappelle que le temps physique n’a pas de vitesse et donc ne s’accélère pas. (la vitesse c'est la dérivée de l'objet par rapport au temps)

Quant à l’attentat du 11 septembre, non il n’ a pas changé la face du monde mais oui c’est ce que veulent nous faire croire certains états sécuritaires et répressifs. Certes c’est un attentat terrible qui a fait 3000 morts, mais perpétré par qui ? Ou sont les témoins ? Où sont les accusés ? Où sont les procés ? Où sont les pièces à conviction ? Pourquoi ne pas rouvrir la commission d’enquête en suivant les recherches faites par plus de deux cents pilotes, architectes, ingénieurs et accousticiens américains (et européens) indépendants de l’administration Bush et des propriétaires des twin towers?
Qu'y a t-il derrière cet attentat, quelqu'en soit les auteurs ? Le mépris de l'humain, le désir de stupéfier, le désir de montrer son pouvoir, le désir d'imiter, le désir d'attiser les haines, le désir de déplacer les frontières et de marquer les territoires, le désir de faire flamber les bourses.... Aucune attention véritable au monde, rien que de la pensée qui mesure, compare et juge.
Tag(s) : #philosophie

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