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Chère Anna Sam
Je viens de dévorer l’aventure fantastique de Harry Dickson intitulée « Le lit du diable » (1935) qui nous met violemment en garde contre les dangers de la macrobiotique (à part les pets que provoquent les légumineuses, je n'y vois que du bon, ha ha ha). On dirait un inédit de Blake et Mortimer (de cet autre belge génial qu’est Egard P.Jacobs), en moins verbeux. L’écriture de Jean Ray est vraiment étonnante. La phrase est bien tournée, claire, concise, ramassée et les descriptions sont courtes. On ne rencontre pas vraiment Poe ou Lovecraft, mais plutôt Jules Verne et Conan Doyle qui bras dessus bras dessous se passionneraient pour les étranges fantasmes de Haruki Murakami (« chronique de l’oiseau à ressort »).
    Publiée en pleine montée du nazisme, la destruction de ce peuple archaïque des profondeurs, sans aucune  hésitation ou remords de la part du détective Harry Dickson, m’a vraiment choqué. Toi qui connait très bien la biographie de Jean Ray, quelle métaphore peut-on y lire ?


Je marche dans la rue, les pupilles pertinentes, les pavillons proéminents et les papilles pétulantes. Trois blacks à genoux,
cernés de fumerolles nocives, lissent le bitume frais à l'aide de grosses spatules en bois :

Parfum réglissé
du goudron chaud qui réveille
L’envie d’expresso



Tag(s) : #littérature

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