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La Touffe Sublime
Voici ce que Daniel Fattore, le dévoreur de livres, publiait sur son blog le Mercredi 9 avril 2008 à propos de mon roman "La Touffe Sublime"



"Avec un titre comme celui-là, pas besoin de vous faire un dessin", écrit l'auteur de ce livre, en dédicace au service de presse. Avec un truc pareil, la couleur est donnée, et elle tache - chemises blanches s'abstenir. Mais je vais vous apporter deux ou trois éléments pour mieux capter l'enjeu.

Il y a en effet, dans le monde du livre, des ouvrages qui passent totalement inaperçus. Faiblasses, mous, blafards, gris, on pourrait parler d'une foule anonyme de livres. Et parmi les livres qu'on a peu vus, il y a quelques années, il y a eu "La Touffe Sublime" d'Ivan Sigg, paru chez Julliard. Je n'ai guère retrouvé de recensions à son sujet dans les poubelles du Web. Or, celui-là est ENORME! Plantons le décor: il s'agit de quatre compères, artistes du visuel, qui décident de s'associer afin de devenir "les Beatles de l'art", sous le nom collectif de "La Touffe sublime". Ils vont de succès en succès, exposent leurs grands formats partout dans le monde, et finissent par splitter, comme tout bon groupe à succès qui se respecte.

Pour mieux cerner ses personnages et leur caractère, l'auteur a choisi de leur donner des surnoms d'animaux. On se retrouve donc avec un héron, un blaireau (si, si!), un ours et un loup. Chacun des peintres en a les caractéristiques, physiques ou psychiques, et l'auteur les fait évoluer et se confronter sans vergogne, à deux, trois, quatre, ou plus au gré des amours (physiques, non mais avec un titre comme ça, vous croyez qu'on en reste à jouer au Scrabble?) de rencontre. La ménagerie se retrouve dans des situations impossibles, chapitre après chapitre; s'il est un événement mémorable, c'est celui où l'un des protagonistes capte la radio dans l'avion parce que ses plombages font galène...

Il y a sans doute une part de vécu dans ce récit, puisque l'auteur est lui-même artiste peintre. "La Touffe Sublime" est naturellement mené à un rythme d'enfer; la déconne est au rendez-vous à chaque coin de page. Truculent dans le ton, bourré d'une verve salutaire, il se dévore avec force éclats de rire. Attention: ça laisse des taches. Mais je vous souhaite une bonne lecture... si vous retrouvez cet ouvrage.


Ivan Sigg, La Touffe Sublime, Julliard, 2003.

Tag(s) : #littérature

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