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Est-ce que je me trompe ? Depuis quelques numéros, la une de Libé semble réunifiée, plus intègre, plus percutante…? Mais il me manque ce “pas de côté”, ce “décalage” qui fera acheter le journal au nouveau lecteur.... L'originalité (l'engagement ?) d'un quotidien doit sauter aux yeux dès la Une !

Prenons l’exemple d’Ellroy. Le "pape du polar" est reçu à Libé comme rėdacteur en chef d'un jour. Lui il ose, il joue l’électron libre, fait de l'humour, déborde... Alors, rester fasciné et le présenter en Une comme un beauf américain (sa mise) impénétrable (son regard), exactement comme Eddy belle gueule ou Valls…
Pourquoi ne pas s'autoriser ? S'emparer du sujet ? Imaginer une partie de ce qu’il y a à l’intérieur de ce pape ? faire surgir graphiquement et plastiquement la complexité que sa parole crue révèle : ses désirs, ses blessures, ses perversions, ses contradictions… On peut être à la fois irrévérencieux et respectueux. Idem avec les photographes : osons, peintres et graphistes, toucher à leurs photos !

Merci à Sabrina Champenois pour ses quatre pages superbes qui montrent toute la complexité du personnage (avec photos de Yann Rabanier et Bruno Charoy). Merci au photographe Yann Rabanier pour sa photo de Une et au DA pour son cadrage, qui m’ont inspiré cette métamorphose de Une.

James Ellroy et Ivan Sigg : métamorphose en Une de Libération !
Tag(s) : #littérature

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